Quand le monde est sans dessus-dessous, on fait quoi?

Moi je m’enracine.

On sent la peur, partout, même moi qui me croyais à l’abri et invincible, va savoir… j’ai attrapé le virus de la peur. Pas la peur de mourir, tout le monde meurt un jour. Mais tant qu’à être en vie et bien vivante, la peur de perdre ma liberté. Chacun son sucre d’orge, comme dirait un certain Simon.

Ma vie tourne autour de l’action spontanée, de l’audace et de la passion de découvrir le monde et les mondes. Les relations que j’entretiens avec ce qui m’entoure est une source inépuisable de réjouissance et de découvertes, et ma réponse à ce qui se présente c’est de la créativité à l’état pur. Mon intuition me lance une piste, j’explore la sensation, mon cœur et mon corps me guident et me voilà partie sur une nouvelle trajectoire, en toute confiance, sans trop savoir où le sentier débouchera. C’est ma vie, depuis toujours. C’est comme ça! Et j’aime ma vie.

Quand le monde s’arrête de tourner, c’est là que je développe un vertige. J’ai la bougeotte, que voulez vous? Cette soif d’aventures, de rencontres, d’apprentissages, de paysages a couper le souffle et de moments impossibles à recréer m’animent. J’aime être surprise, et ma capacité d’adaptation me surprend parfois moi même.

Cependant, toutes ces années de turbulences modulées par ma propre volonté de vivre pleinement a eu son lot de défis techniques et logistiques. Déménager sans cesse, recréer de nouveaux espace de vie, et espaces de création, retrouver le fil de la cohérence dans ma pratique artistique, garder contact avec ma famille et mes amis…

2020 fut une année qui a ébranlé les fondations de nos certitudes, de nos illusions, de nos acquis. Une année charnière pour l’humanité, en espérant que le mot humanité commencera à prendre tout son sens à partir de maintenant. Humain vient du mot humus, issus de la terre, un avec les éléments. Il est si facile de l’oublier, de se perdre dans les méandres de la grande illusion.

La Nature c’est ma médecine, mon équilibre, mon jardin du bonheur. J’y enfouis mes questionnements existentiels et elle envoie ses messagers, en temps et lieu, livrer leur précieux enseignements. Mon atelier, c’est mon refuge, mon terrain de jeu; j’y étends les couleurs de mes réflexions, les teintes de mes expériences. Voici quelques images que mon atelier a vu naître depuis quelques mois. 

VOYAGE AU COEUR DE L’ATELIER

Amatrice de sensations fortes et nouvellement sédentaire, je profites de cette trêve de vagabondages pour ancrer mes explorations. Courage et détermination sont de mise pour faire face au grand mystère. Depuis mon passage en Australie, un monde a basculé; j’ai goûté le fruit de la tentation. Adultère artistique. Tromper la peinture, d’abord flirter avec un cyano-type, tenter la vannerie, embrasser la sculpture,  et même mettre au monde des nouveaux produits, bref me permettre de jouer. Cette phase exploratoire est déstabilisante à souhait.

 

VISITE D’UN ATELIER PRÈS DE CHEZ VOUS.

Adaptabilité!

A défaut de pouvoir vous inviter à l’atelier et de vous offrir un gros calin, un café ou un verre de vin, j’ai commencé une série de visites d’atelier virtuelles et de partages de mon parcours exploratoire en création. A chaque semaine, je publie des vidéos et images du processus de recherche sur ma page FACEBOOK True Spirit of the North ainsi que sur mon compte INSTAGRAM. Je vous y invite.

 

SUITE – EXCAVATIONS

LES FOUILLES vont bon train, je sens la chaleur de l’Intra-terrestre. Ma recherche porte fruits et une thématique se dessine.  A force de tâtonnements, de passages à vide, des culs de sac, une foule d’échecs, de déceptions, de fausses joies, des oeuvres abandonnées ou recouvertes d’apprêt, on finit par voir la lumière au bout du tunnel. Dans le monde du dessous, j’ai trouvé des pistes qui m’ont révélé des trésors, Je me sens plus confiante dans le processus. A suivre!